Quod Societates fient.
Popolo, communes et prince dans le Piémont subalpin au XIVe siècle

Soutenance de thèse
Dates
mardi 5 mai 2026 10h30
Lieu
Scuola normale superiore di Pisa
Piazza dei Cavalieri,7, Pisa

Umberto DELMASTRO soutiendra sa thèse, Quod Societates fient. Popolo, communes et prince dans le Piémont subalpin au XIVe siècle, dirigée par Jean-Louis GAULIN (Université Lyon 2) et Federica CENGARLE (Scuola Normale Superiore di Pisa) le mardi 5 mai à l’École normale supérieure de Pise.

Membres du jury : Giuliano MILANI (Univ. Gustave-Eiffel), Alma POLONI (Univ. de Pise), Claire JUDDE DE LARIVIÈRE (Univ. Toulouse Jean-Jaurès), Marta GRAVELA (Univ. de Turin).

Résumé
La thèse vise à reconstruire l’histoire des Sociétés de Popolo des majeures communes de la principauté de Savoie-Achaïe (Chieri, Fossano, Moncalieri, Pignerol, Savigliano et Turin) au cours des décennies centrales du XIVe siècle. En cette période de transformations radicales sur le plan politique régional et au sein des communes, pour faire face à la crise profonde de son pouvoir, en 1337, Jacques de Savoie-Achaïe proclame la création de Societates à caractère populaire dans les centres de son domaine et essaie de prendre contact avec les associations populaires là où elles existent déjà, refondant son pouvoir d’en bas et donnant naissance à une collaboration entre dominus et populares qui dure jusqu’au début des années 1360, lorsqu’une nouvelle crise de la principauté conduit à la construction de nouveaux équilibres politiques locaux et régionaux. 

À travers l’analyse des sources inédites très riches, extrêmement variées et encore peu étudiées conservées dans les archives communales et dans l’Archive d’état de Turin, ainsi qu’aux nombreuses éditions de sources promues depuis très longtemps pour la région, il a été possible de reconstruire cette expérimentation de pouvoir, fruit de la convergence des intérêts et des aspirations entre le dominus et les groupes sociopolitiques au sein des communes. 

Cette étude sur les Sociétés instituées par le prince Jacques s’inscrit dans un cadre plus vaste de recherches sur les processus de construction des états italiens et européens et sur la mobilité sociale au cours des derniers siècles du Moyen Âge. Comparé à ce contexte, de nombreuses similarités émergent, mais aussi certaines particularités dues au spécifique contexte piémontais, qui permettent d’introduire de nouvelles nuances dans les processus qui ont profondément transformé les entités politiques et les sociétés européennes entre le Moyen Âge et l’Époque moderne.

Intervenant
DELMASTRO Umberto